Municipalité Citoyenneté
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Une ville ne se développe dans une intercommunalité que si son potentiel est valorisé par la dynamique de l’ensemble auquel elle adhère. Cela vaut pour Ramonville comme pour toute autre cité.
C’est pourquoi Ramonville a toujours recherché les partenariats les plus forts possibles. C’est pourquoi nous avions adhéré en son temps au Sicoval. La création récente de la Communauté urbaine du Grand Toulouse (CUGT) permet un système d’alliance plus élaboré.
Néanmoins et c’est nouveau, l’État cherche à améliorer l’intercommunalité en la renforçant par un nouveau type de partenariat, mieux financé, avec la dynamique des pôles urbains. Il s’agit de faire face à la concurrence des grandes métropoles d’Europe.
Encore faut-il que notre enthousiasme devant cette opportunité ne nous aveugle pas. La discussion avec la CUGT et le Sicoval doit être menée avec réalisme ; de telle sorte que nous ne perdions rien de nos acquis en proposant trois principes :
neutralisation financière ;
continuité du service public : reprise intégrale des contrats (eau, assainissement, déchets) ;
préservation de l’emploi.
Et pour nos impôts locaux, que va-t-il se passer ? Alors que depuis 15 ans la part des recettes fournies par le contribuable local “entreprise”, ou taxe professionnelle, était supérieure à celle payée par le contribuable “ménage”, ce ratio s’inverse en défaveur du contribuable “ménage”, c’est-à-dire le citoyen ramonvillois.
Dans ces temps de crise où les salaires sont bloqués, il n’est pas question de toucher aux impôts locaux alors que les prélèvements obligatoires de l’État vont exploser en 2011. “La France est en faillite” comme le dit si cyniquement le Premier Ministre.
Si nous devons donc geler les impôts à leur niveau actuel, il nous faut cependant gagner en efficacité de gestion et en dynamisme économique pour réaliser nos projets.
Pour cela, c’est bien vers la CUGT qu’il faut se tourner.
Qu’avons-nous à y gagner ? Quelques exemples pour illustrer notre propos :
une prise en charge à moindre coût des travaux publics d’infrastructure par la CUGT (transfert de compétences, économies d’échelle) ;
la possibilité de réaliser des opérations d’interconnexion entre Toulouse et Ramonville (piétons, cycles, transports en commun) ;
mieux positionner Ramonville dans les projets de développement des pôles d’excellence de Montaudran et du plan Campus, dont nous sommes limitrophes et reliés par la nouvelle voie en construction vers Saint-Orens ;
conforter la politique de la ville en s’intégrant dans la prévention de la délinquance, de l’errance, car nous sommes de fait et depuis longtemps déjà dans un environnement urbain ;
construire des partenariats plus riches d’expériences partagées avec des acteurs associatifs ou non du Grand Toulouse, dans de nouveaux domaines, dont, entre autres, le tourisme sur le canal du Midi.
Bref, dans notre volonté d’adhérer à la CUGT, il ne s’agit que d’intérêt pratique bien compris. D’un calcul sinon froid du moins raisonné et rigoureux de la part d’une majorité (PS, PC, PRG, Front de Gauche) lucide et tournée vers l’avenir de tous.
Le Maire
Christophe LUBAC
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