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Cérémonie de parrainage républicain

Cérémonie de parrainage républicain

Samedi 3 décembre dernier, seize demandeurs d’asile et réfugiés politiques, soutenus et accompagnés par l’association toulousaine Droit de Cité, ont reçu un « certificat symbolique d’entrée dans la République » des mains du maire de Ramonville.

Accompagnés de leurs parrains et marraines respectifs, les futurs parrainés franchissent le seuil de la mairie étonnés mais ravis d’être si formellement accueillis par des élus : l’un des organisateurs de la cérémonie, Alain Cwiklinski de l’association toulousaine Droit de Cité, fera remarquer plus tard : « d’habitude, lorsque je les accompagne dans une administration, c’est la peur au ventre qu’ils s’y rendent » et, s’adressant à Mariama Oularé, l’une des parrainées habitante de Ramonville, étudiante en biologie d’origine guinéenne : « ici, c’est ta mairie, une maison de la démocratie ».

Le temps que chacun s’installe sur les notes de la chanson de la toulousaine Juliette, Un aller sans retour, et le maire ouvre la cérémonie du « baptême républicain » en rappelant ses fondements historiques qui « remontent aux premières heures de la République » mais aussi la nécessité d’alors de construire « une symbolique forte qui soude la France ». Et de désigner pèle-mêle les symboles républicains dans la salle du conseil en citant Rémy Pech, un historien local : « Il ne peut y avoir de liberté si l’on ne construit pas simultanément l’égalité et bien sûr si l’on néglige de pratiquer la fraternité ».

Une fraternité concrète qui prend la forme ce jour-là d’un « certificat symbolique d’entrée dans la République » remit par Christophe Lubac qui, lui, remercie parrains et marraines de «  l’engagement qu’ils prennent publiquement devant nous » pour accompagner leurs filleuls « sur le chemin républicain  ».

Un chemin difficile vers l’espoir
Un chemin qui a commencé dans la douleur pour ces hommes et ces femmes issus de 9 pays qui ne brillent pas pour leur contribution aux droits de l’Homme. Souvent jeunes et remplis d’espoirs, ils ont écouté extrêmement émus leurs courtes biographies - à la fois effrayante et impressionnante - lues par Cathy Kondé, la présidente de Droit de Cité.

Beaucoup de femmes contraintes de s’exiler après avoir tenté de lutter contre l’injustice et l’oppression qu’elles ont subies. « Aujourd’hui est un jour inoubliable pour moi », déclare Zeinab Diallo, de Guinée, enceinte et accompagnée de son mari et de sa petite fille Andréa. Des adolescents aussi, comme Issa Sidibé, lycéen à Gabriel Péri, torturé et emprisonné en Somalie : « c’est la première fois que je vois un maire à côté de moi : c’est immense ce que je ressens. » ; ou comme Chris Nsimba Kutila, du Congo, qui s’est battu pour être scolarisé aux 3 Cocus et prépare un CAP électricité.

Côté parrains et marraines, l’émotion est la même. Particulièrement pour René De Froment, retraité, qui accompagne Annie Ohanjanyan, une jeune étudiante arménienne. « Elle vit avec nous depuis 2 ans. Mais l’année dernière, ma femme, qui était très attentive à la situation des migrants, est décédée.  » « Après la douleur d’avoir quitté ma famille, j’en ai retrouvé une nouvelle ici. Thérèse était ma seconde mère… Je la garde à jamais dans mon cœur », explique Annie.

Pour Danièle Delbreil, psychologue à Muret, il s’agit d’accompagner « modestement » Mariama, sa jeune filleule issue d’un pays où l’excision et les mariages forcés sont légion, « dans sa vie de femme et de citoyenne », « dans sa confrontation avec un autre mode de vie » avec mes valeurs qui sont notamment « celles du féminisme ».

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Publié le 21 décembre 2016, mis a jour le 30 janvier 2017

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