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Deux études sur les inégalités de traitement entre les sexes

Deux études sur les inégalités de traitement entre les sexes

La municipalité de Ramonville a lancé en 2011 deux études [1] dans les secteurs Petite Enfance et Jeunesse afi n de repérer et d’analyser les comportements générateurs d’inégalités entre les sexes dans les crèches, Clae, Clac et équipements de loisirs destinés aux jeunes.

La mixité des structures suffi t-elle à assurer l’égalité entre les sexes ?

116 h d’observation, 20 entretiens avec les personnels, 1 761 fiches d’inscription et questionnaires dépouillés montrent que la prise en charge des enfants et des jeunes est différenciée suivant le sexe, à l’insu même des professionnel-le-s et malgré leur volonté de ne pas faire de différences. Les représentations habituelles liées au masculin et au féminin amènent par exemple à encourager ou féliciter un garçon beaucoup plus souvent qu’une fille, à lui proposer des activités plus variées, mobilisant plus de motricité, occupant plus d’espace. Les livres lus sont porteurs de nombreux stéréotypes sexués.

L’étude a repéré des différences sexuées dans la fréquentation des équipements de loisirs : 75 % des usagers sont masculins ; si le secteur culturel est quasi-paritaire (51 % de garçons), les filles s’y concentrent (75 % des fi lles y sont inscrites). Pendant les vacances scolaires, les garçons quittent plus souvent et plus longtemps le domicile familial. La baisse de la fréquentation des équipements municipaux au collège est plus marquée et plus précoce chez les filles. L’étude a aussi relevé une division sexuelle des tâches au sein d’une même activité, une ségrégation spatiale, plus de propositions d’activités dites « masculines », des rôles différents suivant le sexe des animateurs. On constate cependant des pratiques moins stéréotypées quand les personnels sont formés.

Il ressort de ces études que la mixité peut ainsi accentuer les différences sexuées si elle n’est pas préparée et encadrée. C’est alors l’activation des stéréotypes qui l’emporte sur la coéducation. Or les différences constatées sont porteuses d’inégalités futures, en termes d’orientation scolaire, d’insertion professionnelle, de positions sociales, d’autonomie ou de vie familiale. Le rôle des personnels en contact avec les jeunes est un levier important de l’égalité.

Ces études vont servir de base à un travail avec les secteurs concernés, pour prendre en compte cette dimension du genre dans le projet éducatif global.

À NOTER :
- Projection-débat : Sports de filles
jeudi 8 mars à 20h30 -
cinéma L’Autan
- Exposition : “Les stéréotypes sexués dans la littérature de jeunesse”, médiathèque (date à préciser)


[1] Morgane Delrive et David Malan, stagiaires de master “Genre et Politiques Sociales”, UTM

Publié le 27 février 2012, mis a jour le 27 mars 2012

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