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La place de l’Ancien Régime dans l’histoire de la commune

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La place de l'Ancien Régime dans l'histoire de la commune

Publié dans la Dépêche du Midi le 22/07/2009

L’église Saint-Agne de Gleyze-Vieille, par sa dénomination, reprend une partie de la toponymie de la commune.

L’édifice religieux est érigé sur les coteaux de Soule, le lieu le plus anciennement habité de Ramonville Saint-Agne composé un peu plus tard par quatre hameaux. La construction initiale de l’église est mal datée, mais des traces écrites, au XVIIIe et XIXe, siècles, attestent de son mauvais entretien, d’où son nom « Gleyze-Vieille » qui signifie « vieille église ».

Il est à noter que cet édifice, reconstruit, présente un clocher-mur répandu dans la région avec un pignon triangulaire au-dessus d’un mur droit percé de baies et qu’il est construit sur un point élevé constituant habituellement un repère géographique, historique et spirituel. La nouvelle église reçoit une cloche qui sera baptisée en 1902 et qui est issue de la refonte, par Vinel Frères à Toulouse, d’une cloche datant de 1834.

Quant au mot de Saint-Agne, il est dit qu’il vient de Saint Aignan, patron de la paroisse qui fut évêque d’Orléans et qui, en 451, délivrera cette ville qui se trouvait assiégée par Attila.

Sous l’Ancien Régime, Ramonville faisait partie de l’ancienne viguerie de Toulouse et du domaine foncier des archevêques de la même ville.

Dans l’histoire religieuse de la commune, s’inscrit ainsi le nom de l’archevêque de Toulouse d’alors, Étienne Charles de Loménie de Brienne (1727-1794), qui achète le château du marquis de Saint-Léonard en 1776 ; cette demeure devient la nouvelle maison de campagne des archevêques, jusqu’à l’époque de la vente des biens nationaux. Remarqué par la reine Marie-Antoinette, l’ecclésiastique se distinguera par ses qualités d’administrateur, faisant notamment creuser un canal entre la Garonne et le canal du Midi en 1768.

Loménie de Brienne est à l’origine de la réunion des Etats généraux, en 1789.

À Ramonville, l’Église sera également présente en tant que propriétaire, avec la présence de religieuses sur le domaine de l’actuelle ferme de Cinquante qui « afferment la métairie pour le compte de son propriétaire, le Collège Sainte-Catherine de Toulouse ».

L’histoire de Ramonville, liée à l’omniprésence religieuse, fera que les habitants ne seront pas épargnés par la tourmente révolutionnaire. Par la suite, la chronique du village indique que le conseil municipal décide, en 1806, de la location d’un bâtiment à Saint-Agne pour abriter une mairie …

Publié le 3 août 2009

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