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Les fusillés du 9 juillet 1944 à Ramonville ont été identifiés

« Les cadavres ont été découverts en bordure du chemin de grande communication n°35 du Sud-Est du bourg de la commune de Ramonville-Saint-Agne à hauteur de la maison Tabalguère de M. Escot… » (procès verbal de la compagnie de Gendarmerie de la Haute-Garonne).

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En 1944, lieux où les victimes ont été abattues sur l’actuelle avenue de Suisse

Nous leur rendons hommage tous les ans le 8 mai lors des céremonies commémoratives de la fin de la guerre 1939-1945, mais ils étaient pour nous inconnus. La découverte récente dans les combles d’une habitation toulousaine, siège de la commission d’enquête sur les crimes de guerre, a permis l’identification des cadavres découverts le 9 Juillet 1944 sur l’actuelle Avenue de Suisse.

Il s’agit de :
- ALAUX Marcellin Léon né le 9 Avril 1880 à Salvador Aveyron
- DEL CATTO Robert Antoine né le 18 Juillet 1918 à Bône Algérie (gendre de ALAUX Marcellin)
- KURZBERG Hermann né le 27 Août 1913 à Berlin marié à une française
- RONDE-PIERRE Georges né le 15 Avril 1920 à Igueande

Les trois premiers ont été reconnus par leur épouse. Le quatrième avait ses pièces d’identité sur lui. Il reste un inconnu dénommé le « marin » âgé d’environ 20 ans ; il porte un vêtement rayé, il avoue son identité sous la torture, les autorités judiciaires ne pouvant pas la confirmer, elle ne sera pas communiquée. Tous arrêtés le 8 Juillet 1944, torturés dans les locaux de la gestapo, ils sont exécutés le 9 Juillet à une heure du matin. Toulouse et ses environs ont connu une vague de répressions aveugles et d’exécutions sommaires. La lecture des pièces du procès de Bordeaux en 1952, seule juridiction militaire compétente pour notre région, permettra peut-être après une étude ultérieure de mieux appréhender cette cruelle période de notre histoire.

Le 20 Juillet 1950 l’officier de police judiciaire demande : « d’établir une discrimination entre les patriotes qui ont été fusillés après condamnation à mort prononcée par un tribunal allemand et ceux qui sont abattus sans formalité sur l’initiative du personnel de la gestapo ».

La qualification de crime de guerre est avérée. Les criminels de la gestapo encadrés par des allemands en civil ou militaires sont français. Ils ont reconnu les faits, ils sont condamnés à mort. Il est impossible de faire le récit de leurs actes tant ils sont ignobles. Les tortures et les exécutions furent particulièrement horribles. Nous relaterons seulement : « le marin avait été tailladé au rasoir dans le dos par M*, M*, M*. Ce dernier lui avait même versé de l’ammoniaque sur les plaies… » : aveux de M* un des quatre tortionnaires.

Tous les clichés photographiques remis par le musée de la Résistance ne peuvent, vu leur caractère réaliste, être publiés. L’actualité rattrape un passé pas si lointain, une actualité éloignée nous rappelle que Ramonville a connu ce que peut être la GUERRE.

Je remercie le Président du Conseil Général de m’avoir donné l’autorisation d’accéder aux documents du Musée de la Résistance et son directeur qui, par sa disponibilité et sa compétence, m’a permis de mieux connaître ce 9 Juillet 1944.

F.B. Commanay, Conseiller Municipal

* les noms des membres français de la gestapo sont volontairement masqués.

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Corps des victimes

Publié le 6 août 2003, mis a jour le 26 juin 2017

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