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Rencontre intergénérationelle

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Moments de jeunesse

Rencontre intergénérationelle

Mercredi 10 février, quatre filles et un garçon du conseil des Jeunes (CoJ) ont rencontré des résidents du foyer Francis-Barousse et de l’Ehpad Les Fontenelles. Retour sur une après-midi déroutante à plus d’un titre.

«  On a plus de choix aujourd’hui, mais… ils avaient plus de temps avant  !  », résume Lindsey, jeune «  cojiste  » ramonvilloise de 14 ans et volontaire pour cette première rencontre intergénérationnelle organisée par le service Jeunesse et le foyer résidence Francis-Barousse en partenariat avec l’Ehpad Les Fontenelles. À partir d’un jeu de cartes proposé aux participants pour amorcer l’échange au sein de deux groupes mixtes composés d’adolescents et de personnes âgées, il s’agissait de mettre en parallèle des moments de jeunesse en évoquant loisirs, musique, école, information et communication, etc. Enthousiastes, les jeunes ont mitraillé leurs aînés de questions, et les réponses les ont tantôt surpris tantôt laissés songeurs.

DES DIFFÉRENCES…
«  Pour communiquer entre jeunes, ils n’avaient ni réseaux sociaux, ni téléphones portables  : ils s’écrivaient des lettres. C’était plus compliqué, il fallait vraiment en avoir envie. Peut-être leurs échanges étaient-ils plus riches  ?  », s’interroge Lindsey. Auguste, ancien militaire, s’étonne  : «  La cellule familiale n’apparaît pas beaucoup dans ce qu’ils nous racontent. Il me semble que nous avions plus de relations avec les générations au-dessus.  » «  J’aime bien parler avec les personnes âgées, elles nous font voyager dans le temps, poursuit Safia, mais quand on a abordé l’école, ça m’a choqué  : les punitions étaient violentes, leurs instituteurs étaient plus sévères.  » Naïa confirme  : «  Quand ils faisaient des bêtises, ils n’avaient pas d’heures de colle, ils se faisaient taper sur les doigts. Ils avaient trois mois de vacances mais… ils devaient aller travailler aux champs  !  » Et de rajouter  : «  Et quand ils étaient malades, ils n’utilisaient pas tous les médicaments d’aujourd’hui  : ils se faisaient soigner avec des cataplasmes  !  ». Car les plus âgés leur ont décrit des conditions de vie parfois difficiles  : du bois qu’ils devaient apporter à l’école pour se chauffer l’hiver, à l’inspection systématique des ongles et des oreilles, en passant par la mise au banc quand ils avaient des poux… «  Ils sont plus heureux que nous qui avons connu les années de guerre  », fait remarquer Monique.

… MAIS DES POINTS COMMUNS AUSSI
Pourtant Colette, 81 ans, garde un beau souvenir de l’école  : «  Je suis très contente de l’école que j’ai eu, car il me semble que, comme pour les jeunes d’aujourd’hui, j’y trouvais de la camaraderie… et l’accès à la connaissance aussi  ». Elle écoute cependant, surprise, les jeunes lui décrire des matières et une façon d’enseigner très différentes de ce qu’elle a connu. «  Nous avions surtout du français et des mathématiques, avec parfois deux dictées par jour  », décrit-elle devant les yeux écarquillés de jeunes limite horrifiés… La génération d’après-guerre est cependant enchantée de constater qu’une partie des collégiens connaît les chanteurs qu’elle a écouté  : de Brel à Becaud en passant par Brassens. Même si la jeune Safïa relève qu’«  ils écoutaient plus de musique française que nous aujourd’hui  ». Mais ce qui semble par-dessus tout l’attirer, c’est leur évocation à la fois émue et joyeuse du bal  : «  Pour nous, le 14 Juillet, c’est le feu d’artifice et le défilé que l’on regarde à la télé, mais pour eux, c’était la fête et le bal. Ils adoraient danser  !  », s’enthousiasme Milena, un brin d’envie dans la voix. Une expérience que tous aimeraient renouveler comme l’exprime Jany, résidente  : «  C’est très bien de les avoir, mais nous n’avons pas eu assez de temps pour échanger un peu plus. J’aurai aimé leur parler des métiers que nous faisions  »  ; ou Milena, du CoJ  : «  On a beaucoup échangé  : on sent qu’ils aiment parler avec nous  ».

Publié le 27 février 2016, mis a jour le 29 juin 2017

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