Mairie de Ramonville Saint-Agne - Place Charles de Gaulle - BP 82486 - 31524 Ramonville Saint-Agne CEDEX - 05-61-75-21-21 - Mentions légales

Ramonville pratique

Parcourir > Accueil du site / Ramonville pratique / Coopération décentralisée

imprimer Imprimer  / Taille du texte : diminuer Diminuer   augmenter Augmenter

Soutenir nos partenaires maliens de Siby

Soutenir nos partenaires maliens de Siby

Fin novembre, une délégation composée du maire, Christophe Lubac, de l’élu en charge de la Coopération décentralisée, Sébastien Rostan, et de l’ONG Acad s’est rendue à Siby, commune rurale située au sud de Bamako au Mali, dans le cadre de la coopération pour l’accès à l’eau et à l’assainissement cofinancée avec l’agence de l’eau Adour-Garonne, le ministère des Affaires Étrangères et la région Midi-Pyrénées.

« Cette mission a revêtu un caractère particulier, lié à la situation du pays  », explique Christophe Lubac. Le Mali a en effet vécu un putsch le 22 mars 2012 suivi de la chute de tout le nord du pays, désormais aux mains de groupes armés islamistes qui ont mis à bas les structures publiques.

La situation au Sud, privé de gouvernement, et les risques d’enlèvements ont fait fuir tous les acteurs des coopérations étatiques et la quasitotalité des ONG. Ne subsistent que de rares ONG ou programmes de coopérations décentralisées entre communes. « Les communes sont les seules structures encore légitimes au Mali et si la situation est délicate pour les coopérations, les besoins pour les populations sont toujours aussi importants, voire plus. Il nous a donc semblé important de continuer à soutenir nos partenaires maliens. », explique-t-il.

L’occasion de rappeler pour Sébastien Rostan le domaine d’action de la coopération : « Notre objectif est de contribuer aux “objectifs du millénaire pour le développement sur l’eau et l’assainissement”. 40 % de la population d’Afrique subsaharienne, en particulier en zone rurale, n’a pas accès à l’eau potable avec des conséquences sanitaires dramatiques  ; et lorsque l’approvisionnement en eau est difficile, c’est aux femmes et aux filles qu’incombe de manière disproportionnée la corvée du transport de l’eau ». Entre le début de la coopération en 2008 et fin 2012, le nombre de points d’eau potable (forage à pompe manuelle ou petit réseau d’eau avec château d’eau et bornes fontaines) a plus que doublé, permettant d’apporter une solution en eau potable à chacun des 21 villages de la commune et à presque tous les hameaux, tout en s’adaptant aux évolutions démographiques.

Cette dernière mission a permis de visiter les 6 derniers forages effectués en 2012 et de faire une réception d’un nouveau château d’eau alimentant trois bornes fontaine et l’école publique de Tabou. « Ce projet est intéressant, car il s’est fait en partenariat avec l’association des ressortissants maliens de Tabou basée en région parisienne, qui a apporté la majeure partie du fi nancement de cet ouvrage. Cela a également renforcé l’implication de la population locale, essentielle à la pérennisation des ouvrages », indique l’élu.

Chaque nouveau point d’eau potable est en effet géré par un comité de gestion local qui se charge des recettes et de la maintenance. Le financement d’un agent de développement local et les échanges et formations avec les élus et techniciens locaux permettent de renforcer ce volet gouvernance. « Cela fait toute la différence entre de l’humanitaire et une coopération  », conclut Christophe Lubac.

« En matière d’assainissement, nous avons fait construire des latrines dans toutes les écoles de la commune de manière à sensibiliser la future génération à ces problématiques », se réjouit M. le Maire. Les ouvrages ont été réalisés par une coopérative partenaire de briquetiers maçons formés à de nouvelles méthodes de construction par l’école d’architecture de Bamako, de façon à promouvoir une nouvelle fi lière économique dans les villages.

écrit en décembre 2012

Publié le 30 janvier 2013, mis a jour le 4 mars 2013

Haut de page Retour haut de page
Partager :